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J’adore Eléonore ! jean à enfiler de Jalie

Vous le savez déjà sans doute : pour le défi du jean je suis partante. J’aime bien entamer un projet plus complexe après (ou parfois en même temps que) des projets plus rapides et/ ou plus simples. Les patrons que j’avais déjà utilisés étaient tous les deux de chez Closet Case Patterns et on ne les présente plus : le Ginger et le Morgan. On dirait donc que je n’avais pas vraiment besoin d’un troisième patron jean (ah bon, dites-vous, est-il possible d’avoir trop de patrons dans son stock ?! OK OK je n’en avais pas besoin mais j’ai craqué !)

C’est la première fois que j’ai utilisé un patron de chez Jalie. Cette marque a quand même tout pour me plaire : une équipe mère-fille, patrons bilingues, des patrons pour toute la famille… c’était le coup de foudre même avant d’essayer un de leurs patrons ! Comme d’habitude, je fais tout à rebours : c’est peut-être plus intelligent de commencer avec un patron relativement simple comme Eléonore avant de passer au Ginger ou au Morgan, mais bon, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, pas vrai ?!

J’ai acheté le patron en format PDF, et j’ai décidé de partir sur une taille R – cela m’a un peu étonnée, puisque c’est la taille la plus petite et correspond à une 34, or normalement je fais 38 (cependant, j’ai remarqué que chez Jalie 38 correspond à une taille 8 aux US, or normalement c’est la taille 6 qui me correspond…) Bref, tout cela pour vous dire que j’avais des doutes par rapport à la taille, mais que j’ai fait confiance au tableau de tailles et croisé les doigts !

Choisir la bonne taille était primordiale, puisque je n’avais que 90cm de tissu ! Je n’ai rien trouvé au Royaume-Uni qui ait le bon pourcentage d’élasticité sans avoir du polyester (je tenais à faire ce jean en coton pour l’été !) et j’ai finalement trouvé mon bonheur aux États-Unis, chez EmmaOneSock. Le drame, c’est que si on ne veut pas payer d’impôts, on ne peut commander que £15 de tissu, soit 90cm ! Au moins je n’ai pas dû hésiter entre le jean et les capris, car j’avais pile poil assez de tissu pour les capris !

La cousette a été un vrai bonheur. Coudre Eléonore, c’est utiliser beaucoup des techniques dont on a besoin pour un « vrai » jean, comme toutes les surpiqûres, mais sa réalisation est beaucoup plus vite. Si vous avez envie de coudre un jean sans plonger directement dans le Ginger, le Morgan, ou même le Safran de Deer & Doe, le jean Eléonore est parfait. Mais, la grande question : ai-je pu rentrer dedans ??!

OUAIS !!!!!

OK, j’ai remarqué quand même deux petits bémols : premièrement, il y a des indications pour ajuster le patron et en faire un jean slim. Euh, comment faire plus slim que ça ?! C’est peut-être à cause d’avoir choisi la taille R, mais quand même cette taille est parfaite au niveau des hanches. Et quand je dis parfaite, je ne le dis pas à la légère : c’est vraiment exactement comme dans mes rêves (ça vous arrive aussi, de rêver au résultat final de vos cousettes ?!)

Donc si j’avais choisi une taille plus grande pour faire un jean « non-slim », j’aurais perdu cette perfection au niveau des hanches (et, croyez-moi, « perfection au niveau des hanches » n’est pas une phrase que j’enonce fréquemment !!!)

L’autre petit bémol, au moins pour moi, est la longueur. Quand j’ai fait les ourlets selon les indications, le jean était vraiment très court, à peine en dessous de mes genoux. J’ai décousu les ourlets et je les ai refait plus étroits, et le résultat ressemble plus ou moins au modèle de présentation. Franchement, j’aurais préféré quelques centimètres de plus, mais étant donné le peu de tissu que j’avais, même si le patron les avait proposés, je n’aurais pas pu les caser !

Mais j’étais quand même déçue de la longueur… cependant, j’ai les jambes plutôt longues par rapport à ma taille, et en plus la taille qui correspondait à mes mensurations était plus petite que prévue (et la longueur augmente selon la taille), donc peut-être que ces deux facteurs ont été déterminants.

Tout compte fait, je suis contente de mon jean Eléonore, et je le referais en version longue, même si à mon avis ce serait plutôt un « jegging » qu’un jean ! Et je dois avouer que mon Eléonore a été à la hauteur de tous mes tests pour vérifier son élasticité ! Et ça, je le considère comme une vraie réussite…

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Nouveau patron gratuit : la jupe Margarita

Nous partons en vacances bientôt, et prenons congé de la création de nouveaux patrons jusqu’à la fin de l’été… mais nous ne partons pas sans vous donner un beau projet pour le mois d’août ! Nous espérons que vous allez profiter de notre nouveau patron gratuit, la jupe Margarita !

Margarita est une jupe en jersey pour femmes. Pour une version estivale, elle peut être réalisée en jersey de coton pour associer à votre t-shirt préféré, et quand les températures baissent, vous pouvez la réaliser en ponte ou en scuba !

Margarita a été conçue au début de l’été, quand j’ai fait remarquer à Rich que j’aimerais bien une jupe ¼ de cercle avec une ceinture assez large pour les vacances, et puis plus tard je l’a trouvé en train de scotcher des pièces patron parce qu’il venait de m’en dessiner une ! Le fit est nickel, et la jupe est réalisable en une demi-heure ; nous avons donc décidé de la dessiner à l’ordinateur et en faire un patron V&S pour que vous puissiez toutes en profiter !

J’ai déjà fait trois Margarita : la version estivale en jersey de coton qui, comme vous pouvez le voir, s’associe à merveille à un débardeur Dune ! Un look très confortable mais en même temps très classe, et parfait pour affronter la chaleur tout en élégance !

J’ai également essayé une version pour l’automne (mieux vaut être préparée, non ?!) – vous vous souviendrez peut-être de ce scuba car je l’ai utilisé pour ma robe McCalls, qui a été beaucoup admirée mais rarement portée, parce que je trouve le motif un peu trop pour une robe… mais il m’en restait juste assez pour une Margarita ! Et je suis tellement contente de cette jupe – je trouve que ces fleurs très (trop ?) vives s’associent merveilleusement à un t-shirt plus discret, et j’adore ce look pour ma garde-robe hivernale.

Et finalement, vous trouverez dans le livret d’instructions un petit astuce si vous réalisez Margarita en un jersey très léger : rajoutez un élastique à la ceinture pour plus de soutien ! La méthode est très simple, on utilise un point zigzag qui est caché à l’intérieur de la ceinture :

Voici ce modèle en action :

Et, en plus, c’est une version plus grande de la jupe Daisy que j’ai cousue pour ma fille !

Allez, c’est parti pour les vacances ! A bientôt, et nous vous souhaitons un excellent mois d’août !

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Nouveau patron pour filles: la jupe Daisy

Notre nouveau patron pour filles est arrivé ! Daisy est une jupe en jersey qui se décline en 4 versions : jupe demi-cercle, jupe quart de cercle, longueur mini ou longueur midi. Et, cerise sur le gâteau, vous pouvez la coudre avec notre minishort gratuit Loulou en dessous pour faire un combishort !

Nous vous proposons deux gammes de tailles : âges 2-10 et âges 7-14. Les tailles 7-10 sont donc comprises dans les deux paquets; vous pouvez donc utiliser Daisy pendant plusieurs années quel que soit l’âge actuel de votre fille ! Et si vous voulez toutes les tailles de 2 jusqu’à 14, vous pouvez acheter les deux paquets en « forfait » à un prix baissé.

Toutes les Daisy que j’ai cousues jusqu’ici sont des jupes d’été (puisque nous sommes actuellement en été ici !) – donc je les ai faites en combishort. Je suis toujours rassurée de mettre ma fille en minishort sous ses robes, et pouvoir les intégrer à sa jupe est un vrai bonus selon moi, car on utilise une seule ceinture ! En minishort Daisy devient aussi pratique que mignonne. Elle peut également se décliner en version hivernale – vous n’avez qu’à utiliser un tissu plus épais et l’associer à un collant. Et si vous la cousez sans le minishort en dessous, c’est la cousette la plus rapide du monde !

La jupe demi cercle est dansante et féminine : en longueur midi elle est mignonne et élégante en même temps.

En longueur mini elle est légère et joueuse, une alternative féminine au short pour les beaux jours!

La jupe quart de cercle est très belle en longueur midi, mais ne restreint pas du tout les mouvements, comme vous pouvez le voir sur ces photos !

Et en longueur mini, elle me rappelle des jupes tennis, surtout en version combishort ! Très pratique, sans perdre sa féminité (Désolée mais je n’ai pas de photos portées de cette version pour l’instant, car ma fille préfère sa jupe fleurie et veut la mettre tous les jours!)

Comme pour tout nos patrons, les fichiers PDF sont conçus pour éviter le gaspillage. Vous aurez besoin de 12 feuilles pour les quatre modèles en tailles 2-10, et de 17 feuilles poru les quatre modèles en tailles 7-14.

Nous espérons que vous allez adorer Daisy, la faire et la refaire pour vos jeunes filles !

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Nouveau patron: Dune

Notre nouveau patron, Dune, est arrivé! Et pour la première fois, j’écris l’article sur le blog le jour même du lancement! Alléluia!!

Si vous avez lu le post que j’ai écrit il y a quelques semaines, vous saurez que nous pensions être au moment de faire le dernier essai de Dune. Nous avions tort. Plusieurs essais plus tard, c’était finalement prêt !  Les changements n’étaient pas énorme, juste des modifications à l’ourlet et au bas du dos, des modifications de quelques millimètres à chaque fois, mais ces infimes modifications font toute la différence !

Juste avant de nous déclarer satisfaits de la version débardeur, nous avons fait une toile de la robe. Heureusement, toutes les modifications effectuées sur le débardeur se sont montrées à la hauteur et la toile de la robe était presque parfaite ! Le seul inconvénient était que la longueur était nickel avant de l’ourler, nous avons donc rajouté 2,5cm à la longueur des pièces patron.

Alors, Dune se décline en robe maxi ! J’en étais à la fois ravie et nerveuse. Je n’ai jamais porté de robe maxi, j’ai toujours l’impression de nager dedans, et que ça donne l’effet que la largeur de mes hanches continue jusqu’aux chevilles. Nous voulions donc que notre robe maxi soit ajustée jusqu’à la taille, avant de tomber aux chevilles de façon élégante. Mon cœur s’est presque arrêté en l’enfilant, mais je n’en revenais pas du point auquel je me sentais bien dedans ! Et puis la réaction sur Instagram quand j’ai publié une photo de la toile était incroyable, donc nous étions sûrs d’avoir fait le bon choix! Voici des photos qui vous montrent le mouvement de la robe:

Comme vous le saurez sans doute, il est très important que la longueur d’une robe maxi soit parfaitement adaptée à votre taille. Rich a donc écrit un tuto pour vous servir de guide (sous la rubrique ‘Patterns’, cliquez sur ‘Tutorials’ et puis ‘Maxi dress length’: la version française est en dessous de la version anglaise).

Et bien sûr, la version plus basique de Dune est un débardeur pour les beaux jours ! Comme vous le saurez si vous avez lu mon dernier post ou si vous me suivez sur Instagram, nous avons voulu créer un débardeur flatteur et ajusté, qui permettrait en même temps les caprices de l’été (autrement dit : vous pouvez manger autant de glaces que vous voulez et ça ne se verra pas !) Les bretelles sont légèrement en courbe pour mettre en valeur vos épaules tout en couvrant votre soutien-gorge, et l’ourlet arrondi amincit les cuisses.

Nous vous conseillons de choisir un jersey assez léger pour Dune, pour assurer un joli tombé au niveau des hanches. Cela ne veut pas dire qu’il est impossible d’utiliser un jersey plus épais, simplement que dans ce cas l’ourlet maintiendra plus de structure, comme la version  ci-dessus en jersey vert fleuri.

Et finalement, nous sommes ravis de vous dire que désormais tous nos livrets d’instruction auront un plan d’assemblage des fichiers PDF, et que la quantité de feuilles de papier dont vous aurez besoin sera indiquée!

Je perfectionne la pose “j’ai remarqué quelque chose d’extrêmement intéressant par terre/ dans le ciel” 😉

Nous espérons que Dune deviendra l’indispensable de votre garde-robe d’été ! Et je vous laisse avec une petite diaporama des différentes vues de Dune.

A la prochaine fois, très bon week-end à tou(te)s !

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7 femmes cousent Angélina!

Aujourd’hui j’ai l’immense plaisir de vous montrer ce que 6 femmes talentueuses ont fait avec notre patron Angélina ! A chaque fois que je vois une nouvelle réalisation d’un de nos patrons, je suis comme un enfant le matin de Noël, tellement ma joie est grande ! J’espère que ce sentiment ne me quittera jamais – je vous permets de me donner un gros coup de pied si jamais ça arrive ! Mais je pressens que ce ne sera pas le cas 😉

Alors, je tenais à vous montrer ce que quelques-unes de ces supers couturières ont fait de notre Angélina, et les modifications qu’elles ont effectuées pour l’adapter à leur style. Commençons avec la version robe ?

La belle Kelly a consacré un post sur son blog à cette magnifique Angélina sans manches réalisée en jersey mauve un peu chiné. C’est parfait pour l’été californien, et elle a choisi de faire une bande d’encolure rabattue pour un look plus détendu cet été.

Penser à cette belle copine de l’autre côté de l’Atlantique portant son Angélina cet été me fait un plaisir fou !

Janet a cousu cette sublime robe pour une amie à elle, et regardez comme elle est belle ! La couleur est resplendissante – elle se distingue sans être tape-à-l’œil – et franchement je l’adore. Quel beau cadeau pour une belle amie, j’espère que ça lui fera beaucoup de plaisir de la porter cet été ! Et mon petit doigt me dit que Janet a suffisamment de chutes de ce tissu pour en faire un haut pour elle-même…

Maxine a choisi la version robe aussi, mais elle la sienne est un peu plus courte pour pouvoir aller à la plage (et ne trouvez-vous pas que cette robe serait également parfaite associée à un legging ¾ blanc quand il fait plus frais ?). Elle a utilisé un ponte léger, et je suis ravie de savoir que les manches gardent leur drapé avec un tissu plus stable.

Et si on parlait un peu des petits hauts Angélina ? La première couturière à publier une photo d’Angélina sur IG, c’était @violaisabelle6. Elle en a cousu trois (TROIS !!) pour sa fille, tous les trois en version manches courtes.

Elle a baissé un peu l’encolure et redessiné la bande d’encolure, et elle a essayé de différents ourlets roulottés pour les manches.

Sa fille va les porter en colonie de vacances cet été, donc elle a fait toute sorte de tests pour vérifier leur résilience (je suis heureuse de pouvoir vous dire que tous ses hauts Angélina ont réussi le test !!)

Je connais Lynsey pour ses beaux tissus fleuris, mais elle a choisi de réaliser son Angélina en ce tissu rose pâle, et quelle élégance ! Elle aussi a choisi les manches courtes, et le tissu a un si beau drapé que ces manches incarnent la perfection selon moi. Elle a également baissé l’encolure, et j’aime beaucoup le résultat, la nouvelle encolure met en valeur ce tissu presque diaphane. J’adore !

Et maintenant c’est le tour de ma chère co-organisatrice du festival des manches, Diane ! Diane est la première à avoir chois les manches ¾, et comme elle l’explique sur son blog, elle voulait qu’elles soit aussi volantées que possible !

La couleur et le drapé de ce beau jersey de viscose sont parfaits pour mettre en valeur les contours des manches. Elle aussi a baissé l’encolure de quelques centimètres, et fait une bande d’encolure visible.

Et finalement, j’étais en train de publier ce post quand j’ai vu cette photo sur IG! Hayley a cousu une Angélina un peu spéciale: deux manches volantées, avec des galons dentelle! Quelle merveilleuse idée, surtout étant donné qu’elle a cousu son Angélina pour Sleevefest!

Quelle beauté, non ? Je ne saurais pas vous dire à quel point ça m’a fait chaud au cœur de voir toutes ces réalisations d’Angélina et de vous en parler, et je remercie ces six couturières du fond du cœur de m’avoir autorisé d’en parler sur mon blog ! J’ai hâte de voir leurs prochaines cousettes…

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SLEEVEFEST/ Le festival des manches!!

Un vendredi soir au début de juin, j’étais en train de préparer des macarons au chocolat quand un message est arrivé dans ma messagerie sur Instagram. C’était de la part de ma chère amie instagrammeuse, Diane, qui me disait qu’elle avait eu l’idée de lancer un concours photo pour fêter « l’Année de la Manche » (saviez-vous que 2017 c’est l’année de la manche ?!), et elle voulait savoir si cela m’intéresserait de l’organiser avec elle. J’avais les deux mains dans des amandes en poudre et du sucre glace, trois gâteaux à faire pour la semaine suivante, un patron à lancer la semaine d’après, et beaucoup de travail qui m’attendait au bureau… donc évidemment, je n’ai pas hésité deux secondes et je lui ai répondu présente!! Et voici les raisons pour lesquelles j’ai dit oui sans hésiter:

Premièrement, un festival des manches!! Quelle bonne idée de rassembler une communauté de couturières instagrammeuses pour faire quelque chose d’amusant et de créatif ensemble. J’adore cette notion de l’Année de la Manche, lancée par l’entreprise nord-américaine Sewing and Design School (un de nos parrains, d’ailleurs!). Je parlerai de Sleevefest en plus de détail dans quelques instants, mais juste avant je veux vous expliquer la deuxième raison pour laquelle j’ai accepté:

Diane. C’est une couturière niveau pro et une dame super-sympa. J’ai ouvert mon compte Instagram il y a quelques mois à peine, et Diane avait la gentillesse de s’abonner dès le premier jour. Elle n’avait pas besoin de le faire: elle était déjà connue dans la communauté de couturières instagrammeuses, elle ne me connaissait pas… ces premiers jours j’ai failli fermer mon compte je ne sais combien de fois, et la raison principale de ne pas l’avoir fait, c’était Diane. Elle me soutenait dès le premier jour. Et le premier weekend j’ai lu l’intégralité de son blog, et j’étais vraiment impressionnée par son talent toujours discret. Elle parlait des choses qui me correspondaient: sa mère qui l’avait appris à coudre, son habitude de ne jamais dire “bof, ça ira”, sa façon de personnaliser les patrons… sans parler du fait qu’elle s’est lancée dans les réseaux sociaux beaucoup plus tard que dans la couture, et beaucoup de temps après les débuts des réseaux. Si elle avait pu le faire, moi aussi je pouvais.

Et donc la première semaine de l’organisation de Sleevefest a été consacrée aux paramètres du concours, et la deuxième semaine nous avons contacté tous nos parrains éventuels pendant que Rich, le héros des coulisses Valentine & Stitch, travaillait sur l’image phare du concours à la base d’un croquis que j’avais dessiné. Semaine 3 est arrivée, et nous avions notre liste de parrains, notre logo, les règles du jeu, et on était prêts! Nous avons pris tant de plaisir à planifier ce concours et à lancer nos teasers sur Instagram, et le meilleur est à venir: toutes vos manches!!

Alors, ça marche comment? La première chose dont vous aurez besoin, c’est un compte Instagram ouvert au public. Ensuite, vous vous abonnez à mon compte et à celui de Diane (@valentine.and.stitch et @dream.cut.sew), et vous re-postez notre annonce (que vous trouverez sur nos pages respectives), en nous taguant pour que nous sachions que vous allez participer. Ensuite c’est à vous de donner libre cours à votre créativité ! Dessinez, modifiez, cousez la manche de votre choix sur le vêtement de votre choix en le tissu de votre choix, et publiez une photo de votre manche fait main avant la date limite du 31 août, nous taguant encore une fois et utilisant le hashtag #sleevefest2017. Vous pouvez participer autant de fois que vous le voulez, pourvu que vous suiviez les règles à chaque fois:

  1. Ça doit être une nouvelle cousette que vous préparez pour sleevefest.
  2. Vous pouvez participer plusieurs fois, mais veillez à mettre tous les tags à chaque fois.
  3. Les gagnant(e)s seront choisis après la date limite du 31 août 2017.

Vous pouvez également publier des photos de vos projets en cours! Il y a des prix géniaux à gagner: après la date limite, 5 gagnant(e)s seront sélectionné(e)s au hasard, et chacun(e) recevra l’un des prix suivants:

Sewing and Design School: e-book de Jan Minott, intitulé Total Pattern Fit

EmmaOneSock: bon d’achat $35

Dragonfly Fabrics: deux patrons : Azaire de Gather et Primrose Peplum de Sew Caroline

Ditto Fabrics: bon d’achat £25

Suzy Magazine: Deux numéros de cette nouvelle magazine consacrée à la couture

ET il y aura encore un prix dont vous choisirez le/la gagnant(e)! Diane et moi choisirons nos dix manches préférées, et puis vous voterez pour votre préférée. Il y aura un prix génial offert par Rich et moi (Valentine & Stitch) et Sew Essential: le/la gagnant(e) recevra notre patron Angélina SUR MESURE (nous vous contacterons pour demander vos mesures pour pouvoir adapter le patron à vos formes) et un bon d’achat Sew Essential de £25, pour pouvoir acheter le tissu que vous utiliserez, ou bien autre chose pour un autre projet si vous préférez! Chouette, pas vrai?

Vous attendez quoi alors? Allez, à vos manches ! Nous avons hâte de voir vos créations 😀

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Je couds mon soutien-gorge !

En avril, je papotais avec une amie instagrammeuse californienne au sujet de coudre la lingerie. Nous y avions pensé toutes les deux, on avait toutes les deux le patron Florence de Seamwork, mais le moment n’avait jamais été propice. Et ben, nous avons décidé de coudre nos soutiens-gorge ensemble, pour trouver la motivation de le faire ! Ça a été vraiment sympa non seulement de coudre mon soutien-gorge, mais également de le faire avec une super amie dont le pire que je peux dire c’est qu’on ne se connaît pas dans la vraie vie ! Nous avions décidé de le faire en juin, de désigner les étapes à faire chaque jour, et de s’envoyer des photos de chaque étape complétée pour mitiger le décalage entre nos fuseaux horaires.

Avant de commencer j’imaginais un soutien-gorge classique, élégant, aux couleurs neutres, mais je ne sais pas comment, en commandant ma dentelle blanche j’ai commandé des bretelles rose fluo ! Évidemment le seul remède était de choisir un jersey vert vif pour les bonnets… j’ai consulté mes abonnés sur IG pour être sure de ne pas dépasser les bornes du bon goût, et cette merveilleuse communauté internationale de couturières m’a validé le choix… donc c’est parti pour l’histoire du plus vif soutien-gorge que je n’aie jamais possédé !

 

 

La planche patron était facile à scotcher ; les pièces patron sont si petites et pas nombreuses. J’ai choisi la taille XS, et le seul inconvénient était une ligne déformée sur la pièce du côté du bonnet. J’ai vérifié en consultant les autres tailles, et les courbes étaient plus fluides ; j’ai donc redessiné cette courbe et j’ai bien fait, car le côté du bonnet épouse parfaitement le devant.

 

C’est la première fois que j’ai fait des bretelles de soutien-gorge, et c’était hyper-facile ! L’élément le plus difficile, c’était de faire rentrer la bretelle dans la glissière pour faire un boucle, donc la couture en soi était extrêmement facile ! Les bonnets était simples à assembler aussi. J’ai utilisé un point zigzag (le patron propose un point zigzag ou un point droit à l’aiguille double, mais j’ai regardé mes soutiens-gorge prêts-à-porter et je n’ai trouvé que des zigzags !)

Le plus compliqué, c’était d’attacher les bonnets aux bretelles. J’ai suivi les instructions (endroit contre endroit, rabattez la bretelle vers l’envers du bonnet), mais avec l’angle du haut du bonnet, il y avait un excès assez moche visible de l’endroit de la bretelle. J’ai tout démonté, et j’ai replié le haut. Ensuite j’ai pu utiliser le point triple zig-zag de ma machine ! (je ne suis pas la seule à se régaler des nouveaux points, pas vrai ?!) Étant donné que le côté du bonnet et le devant ne sont pas de la même couleur, j’ai cousu chaque partie séparément, avec du fil assorti – une petite attention qui valait la peine ! MAIS… quand j’ai attaché les bonnets à la bande de dentelle, les choses sont mal tournées.

Il faut coudre du côté vers le centre, mais il n’y a aucune instruction qui explique comment faire une belle finition sur la marge au centre où les deux marges de couture se rencontrent. J’ai donc épinglé soigneusement et fait une surpiqûre au centre, avant de surpiquer toutes les marges pour une plus belle finition.

 

 

 

 

Ensuite il faut assembler le centre dos (encore une fois j’ai surpiqué la marge) et attacher les bretelles au dos. Toute heureuse, j’ai fait un essayage et… déception totale. Les bretelles ne voulaient pas rester plates contre le corps, et le fit ne semblait pas bon. Après de longues observations et une conversation en ligne avec ma copine, j’ai décidé que ce n’était pas les bonnets mais plutôt cette marge au centre qui les étirait un peu bizarrement. Je ne pouvais rien faire mais je pouvais essayer de refaire les bretelles. J’ai fait encore une surpiqûre (heureusement j’aime bien faire les surpiqûres !!), et j’ai scruté mes soutiens-gorge prêts-a-porter : les bretelles ne sont attachées aux bonnets que par un centimètre, pas sur tout le côté. Je crois donc que c’est la faute de cette courbe – la bretelle élastique ne peut pas rester plate quand elle est étirée en courbe. Je ne sais pas si cela poserait le même problème avec des bonnets plus amples, car il y aurait plus de… hum… résistance ! Mais pour moi avec mes bonnets XS, mon corps ne peut pas faire grand-chose contre un élastique bien solide !

La dernière étape était d’attacher un élastique en bas de la bande, ce qui a aidé un peu à tout maintenir en place. C’est un soutien-gorge confortable, je ne dis pas le contraire, et je l’aime mais pas d’amour. J’ai dû faire pas mal de travail pour obtenir un résultat satisfaisant, ce qui éloigne ce projet du ‘simple et vite’ qui est la signature de Seamwork. J’ai quand même beaucoup appris, et j’ai un deuxième patron  pour un autre soutien-gorge que je vais peut-être essayer…

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Angélina, notre nouveau patron pour femmes !

L’enthousiasme a été à son comble ici cette dernière semaine, avec le lancement d’Angélina, notre nouveau patron pour femmes ! Angélina se décline en six versions : un haut ou une robe que vous pouvez coudre sans manches, avec des manches volantées courtes, ou bien des manches volantées aux coudes. Angélina est extrêmement versatile, et elle est devenue le basique de ma garde-robe printemps-été. Voici un petit zoom sur les différentes versions, et des idées pour l’adapter à votre style.

La version la plus simple est la version sans manches. Ça peut être décontracté, comme ce petit haut en jersey de coton, ou plus formel comme la robe aux pois que j’ai déjà portée plusieurs fois mes jours de travail. Cette version robe est aussi très sympa avec un legging et un gilet quand il fait plus frais. Je n’arrête pas de coudre cette version ! Voici une deuxième en noir et blanc qui a été parfaite pour aller au bureau, et puis il y a quelques jours j’ai récidivé avec cette robe grise fleurie, un brin plus décontractée et parfaite pour la canicule des derniers jours :

On m’a également demandé de montrer Angélina de dos :

Il est vraiment difficile de se prendre en photo de dos

 

 

 

L’ourlet déformé de la robe ne fait pas partie du patron. C’est mon tissu qui s’est déformé au lavage !

 

 

 

 

 

La prochaine version a des manches volantées courtes. C’est parfait pour donner un peu de glamour à un t-shirt simple, comme par exemple ce haut rose aux pois. Je l’ai également fait en version robe en jersey de viscose pour avoir une robe plus habillée ; celle-là est sans doute ma plus élégante Angélina !

 

La troisième option a des manches volantées aux coudes, ce qui donne un rendu plus formel. Les manches sont chouettes et super-chics !

Regardez en bas à gauche: poignée de brouette en plastique. La vraie vie quoi!

Ma dernière tentative est un échec, même si le principe était bon.

 

J’ai recouvert un jersey blanc d’une dentelle mais je ne l’aimais pas du tout, bien que j’avais adoré l’idée ! Je crois que c’est à cause de cette couleur qui ne me met pas du tout en valeur – j’aurais dit du blanc cassé quand je l’ai commandé sur internet (il faut dire ce qui est, la couleur s’appelait ‘latte’, et effectivement c’est un café au lait, mais je pensais qu’il s’agissait d’une ‘latte’ dans le sens de ‘lait’ !) J’ai profité de mon aversion à l’égard de la couleur en faisant des ourlets étroits (le fil blanc était déjà dans ma surjeteuse et j’avais déjà renoncé à faire un vêtement portable pour souligner le jersey en dessous de la dentelle). Je n’aime pas du tout ce haut, mais je suis contente de l’avoir essayé !

 

Et puisque je ne veux pas vous laisser sur un échec, voici un petit diaporama de mes photos préférées d’Angélina – y compris des amusantes !

N’oubliez pas que vous pouvez bénéficier d’une réduction de 30% jusqu’à minuit BST jeudi 22 juin avec le code promo INSTA30 !

 

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En cours: Dune, l’indispensable de l’été!

Nous sommes en train de créer notre prochain patron pour femmes, un haut et une robe d’été sans manches, et je pensais que ce serait sympa de vous donner un petit aperçu du développmement du patron!

La plus récente version de Dune (mais pas la dernière!)

Au commencement il y a une idée, et un dessin au crayon. Après on s’installe devant l’ordinateur, et j’explique ma vision à Rich, qui calcule les formules nécessaires pour faire de ma vision une réalité.

Nous avons eu du mal à trouver un joli nom pour ce patron! Les noms ne sont jamais choisis au hasard, il y a toujours une histoire derrière, et je craignais que pour baptiser ce patron l’histoire serait “nous avons ouvert un livre et désigné un mot du doigt”, car à chaque fois que l’un de nous croyait en avoir trouvé le bon, l’autre voyait toute sorte de problèmes… je voulais un nom qui évoque le soleil, une brise d’été, une boisson froide et les grandes vacances. Nous nous somme arrachés les cheveux encore un peu et finalement nous avons trouvé… Dune. Lors de nos premières vacances ensemble nous avons monté la Dune du Pilat, seize ans après ma première tentative (échouée) de la monter avec mon père lors des vacances en famille: étant à l’époque une ado assez boudeuse, je n’aimais pas la façon dont le vent ébourriffait mes  cheveux (pas question de les attacher, ah non, c’était pas mon style). Comme vous le voyez, j’ai surmonté cet obstacle plus tard dans la vie!

Je couds toujours la première version en tissu pas cher ou bien recyclé, histoire de faire une toile pour pouvoir identifier ce qui a marché et ce qui est moins que parfait. La première version était assez prometteuse, elle baillait un peu à la nuque mais rien d’autre qui sautait aux yeux, et donc la deuxième version était assez rapide à faire:

(consultez ma page IG pour lire l’histoire marrante de ce pantalon rose!)

L’emmanchure était trop haute (ça se voit: regardez les plis à l’emmanchure droite), et la courbe de la manche devant n’était pas assez large. Retour à l’ordinateur, et c’était parti pour la troisième version:

L’emmanchure était toujours trop haute, et une fois la bande d’encolure attaché nous avons remarqué que ça baillait encore un peu à la nuque. Portable mais pas parfait, place à la quatirème version:

C’était presque parfait, mais je fais toujours le test de porter nos patrons dans la “vraie vie” avant de dire que c’est fini, et après avoir passé une matinée à courir avec mes enfants, je trouvais que le haut n’était pas assez long, car on voyait souvent le bas de mon dos. Nous pensions que la prochaine version plus longue serait la bonne, mais en même temps nous avons enlevé encore quelques millimetres du centre dos, et voice le résultat:

La longueur est bonne, mais les quelques millimetres nous ont fait sentir leur absence, car le haut est trop serré de dos (vous pouvez voir la différence entre le devant et le dos). Nous avons fait toutes les modifications nécessaires et je vais maintenant coudre cette sixième version… espérons que ce sera la bonne! Je vous tiendrai au courant…

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 Lotus et Loulou: les premiers patrons Valentine & Stitch!

Nous avons lancé notre premier patron pour femmes, le haut Lotus, il y a plus d’un mois, et finalement j’écris un post pour accompagner le lancement… deux semaines après le lancement de notre deuxième patron, Loulou ! Je dois m’habituer à l’écriture de ces posts, car j’avance trèèès doucement actuellement ! Donc voici un post du genre ‘le deuxième est offert’, un zoom sur les deux patrons gratuits qui ont lancé la marque Valentine & Stitch…

Le lancement de Lotus nous a fait tellement plaisir, et ça nous plait encore plus de voir des créations sur Instagram – cherchez le hastag #vslotus, ou bien #lotustop, que quelques-unes ont utilisé!

Le premier Lotus que j’ai fait est une tunique, et c’est mon Lotus ‘sportif’ : dans le passé je faisais beaucoup de yoga, et bien que je n’aie plus le temps de le faire comme avant et je fais plutôt du vélo, je rêve qu’un jour je me remettrai au yoga…et ce jour-là ma garde-robe sera prête ! Je porte cette tunique avec un soutien-gorge de la même couleur (les bretelles sont visibles sur ce modèle, avec ses  épaules presque tombantes) ou bien avec un petit débardeur en dessous pour un style décontracté.

Une fois ce premier Lotus cousu, je le voyais en un tissu fluide et soyeux, noir avec un motif fleuri, pour des soirées en amoureux. Le décolleté est sexy sans trop révéler, et le style évasé permet de manger autant qu’on veut sans être mal à l’aise ! Donc voilà ma tunique Lotus de soir, bien qu’on ne sorte plus mais plutôt s’installe devant un ordinateur pour dessiner des patrons ! Comme tous mes Lotus, celui-ci est gradé entre taille XS au buste jusqu’à taille S à la ceinture et aux hanches. Je porte cette tunique sans soutien-gorge et je conseille un soutien-gorge sans bretelles car ce que j’aime le plus par rapport à ce style, ce sont les épaules semi-découvertes… ce serait dommage de gâcher l’effet avec des bretelles… Il m’a fallu seulement 70cm de tissu pour faire cette jolie tunique, ce qui rend ma tenue de soir très rentable !

La version B de Lotus est un t-shirt à l’encolure ronde. Je pensais avoir une légère préférence pour la version A, mais finalement cette version m’a conquise ! Le premier modèle de présentation est en jersey de crêpe, et c’est le modèle qui correspond le moins à mon style quotidien mais je voulais le faire pour tester la versatilité du patron ! Je porte ce Lotus au bureau avec une jupe crayon : le jersey de crêpe est plus épais que les jerseys légers que j’ai utilisés pour les autres modèles et crée plus de structure et un aspect plus formel. Je craignais que son épaisseur ne rende les ourlets difficiles à réaliser, mais non, en fait c’était un tissu très facile à manipuler. Donc voilà pour mon Lotus version ‘bureau’ !

Mon quatrième Lotus est cette version décontractée, et c’est celui que je porte le plus souvent. Le tissu est un jersey de coton sans élasthanne, mais très léger. Le tombé est très joli, le t-shirt ultra confortable, et ça me donne envie d’en faire plusieurs comme ça. Il est ajusté au niveau du buste, ce qui sublime les formes, mais évasé en bas, ce qui permet de tout faire (et tout manger !) sans inquiétude. A mon avis, ce tissu ferait également une belle version A, car il est assez rigide pour empêcher les épaules de tomber. Et ici vous avez en bonus un de nos papiers peints des plus discrets. Non mais je vous en prie ;-))

Le dernier Lotus que j’ai fait était un cadeau pour ma mère. Elle m’a beaucoup aidé avec le fit du patron, car on achète la même taille dans le prêt-à-porter mais on a des formes très différentes. Pour la remercier, je lui ai offert un Lotus à sa façon : elle préfère les encolures hautes, alors j’ai rajouté quelques centimètres (devant et dos) à l’encolure de la version B, et j’ai utilisé la longueur tunique de la version B. Attention : cette modification à l’encolure est simple à effectuer, mais je conseillerais plutôt une bande d’encolure, car il devient plus difficile d’ourler l’encolure.

COUCOU LOULOU!!

Notre deuxième patron est le mini-short Loulou pour jeunes filles. Nous avons de la chance de vivre à une époque où les filles peuvent jouer aux mêmes jeux que les garçons, mais parfois les robes ne sont pas hyper-pratiques pour ce genre d’activités… Loulou est la parfaite solution ! Si vous avez, comme moi, une fille pour qui vous cousez et qui adore les robes mais adore autant courir, grimper, et se lancer à fond dans le jeu, vous allez utiliser ce patron à plusieurs reprises ! Loulou est très simple et facile à réaliser, et bien qu’on indique des quantités de tissu qu’il faut prévoir, il est également possible de le faire en utilisant des chutes (ce qui vous donne la possibilité d’en faire un pour assortir à chaque robe d’eté faite main !) Ou bien j’ai fait quelques paires en utilisant le tissu des robe de l’été dernier, pour rentabiliser les vêtements faits main des années précédentes !

Quand j’ai affiché une photo de Loulou sur Instagram, vous étiez assez nombreuses à regretter que nos tailles s’arrêtaient à 10 ans, nous avons donc élargi la gamme et Loulou est disponible jusqu’à 14 ans. Nous allons faire une version pour femmes puisque plusieurs amies instagrammeuses l’ont demandée, mais j’étais trop impatiente et regardez ce que j’ai fait avec le patron pour filles !

 

j’ai utilisé le patron en âge 14 pour faire un pyjama d’été ! J’ai réduit les marges de couture à 0,75cm pour être sure de rentrer dedans, mais finalement j’aurais pu les laisser à 1cm. Peu importe, mon pyjama est hyper confortable et je laisserai les marges à 1cm pour la récidive 😉

Ce week-end j’ai fait une cousette pour ma fille : une jupe dansante pour son anniversaire. Nous avons fait un patron en son honneur (qui sera disponible d’ici quelques mois) et en dessous de la jupe il y a un shorty Loulou intégré ! La jupe devient donc aussi pratique que jolie !

Ça nous ferait bien plaisir de savoir comment vous trouvez ce patron : n’hésitez pas à nous montrer vos créations !

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McCalls 7574 en scuba fleuri

Il y a deux semaines, j’ai vu quelques photos sur le compte Instagram de Melissa Watson: elle affichait son nouveau patron sorti il y a peu chez McCalls. C’était le coup de foudre, et j’ai dû résister au maximum une demi-heure avant de le commander! Et hop, du coup c’était le premier article sur ma to-do list, et le premier auquel je consacre un post sur ce nouveau blog 🙂 Le patron est pour une robe, une tunique, ou un haut en jersey. J’ai choisi la robe, et je l’ai assemblée à la surjeteuse. J’ai fait toutes les surpiqûres à la machine, et les ourlets à la recouvreuse.

J’ai d’abord fait une toile – j’essaie de le faire à chaque fois que je découvre un nouveau patron, surtout si je ne connais pas la marque (oui je sais, c’est pas comme si McCalls était une compagnie toute petite, mais je n’avais jamais cousu un de leurs patrons avant cette semaine!) Le haut de ma toile était en taille 36, et les hanches  taille 40. Normalement je fais 38 aux hanches, mais la robe avait l’air très près du corps, et disons que mon ventre n’est pas mon meilleur atout… La toile était un peu large aux épaules et au buste, mais semblait parfait au niveau des hanches. J’ai fait les ajustements nécessaires au patron (un guide pour faire toute sorte d’ajustement est compris dans le patron, ainsi que des instructions pour faire un ‘tissue fitting’ – essayage avec le papier patron pour repérer des modifications éventuelles à faire – mais j’ai fait ma toile au lieu de faire un ‘tissue fitting’).

Eh non, je n’ai pas acheté ce jersey pour moi-même. C’était destiné à ma fille, mais j’en avais 3 mètres et elle est toute petite, alors je lui en ai emprunté un peu 😉 )

Une fois contente de la toile, j’ai coupé ma version ‘définitive’ dans ce scuba fleuri.

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C’était la première fois que j’avais cousu avec du scuba (dis donc, pas mal de ‘premiers’ pour ce post)… et… j’aurais dû faire mon toile avec du scuba. C’est beaucoup moins moulant que le jersey que j’avais utilisé pour faire la toile, et c’était comme si je portais une tente (je m’en veux de ne pas en avoir fait une photo – je m’habitue très doucement à ma vie de blogueuse !) et je dois avouer que j’avais le morale assez bas car dans ma tête cette robe allait être canon, et en réalité elle faisait plutôt blouse d’hôpital (oui, d’accord, blouse d’hôpital un peu plus fleurie que d’habitude, mais blouse d’hôpital quand même). J’étais tentée de la raccourcir pour en faire le petit haut ‘crop top’ puisque le fit au buste était si parfait, mais je voulais vraiment cette robe alors… place au découd-vite. J’ai  coupé 2,5cm de surplus à chaque côté (mes premiers ajustements avaient été donc complètement inutiles) mais si on considère les proportions, ça n’aurait pas dû me surprendre, car après avoir fait la toile, le haut correspondait plutôt à une taille 32 (normalement je fais 34-36 au buste). Je saurai la prochaine fois qu’avec le scuba je devrais peut-être faire au moins une taille en moins partout.

(Eh oui, j’ai recadré la quasi-totalité de mes photos parce que cette expression “ah bon, la photo je l’ai déjà prise?” était plus ou moins la plus réussie de toutes celles que j’ai faites…)

Revenons à la robe elle-même ? Le dessin est nickel. Le détail que j’aime le plus, c’est la courbe de la manche raglan : c’est hyper-flatteuse, elle suit les contours des épaules, et fait que cette robe ressort un peu de l’ordinaire. J’aime aussi les manches et le dos, qui sont construits de deux pièces de patron pour suivre les contours du corps et assurer un fit impeccable.

 

L’ourlet, par contre, ne correspondait pas à mon style habituel, et j’ai failli en faire un ourlet ‘normal’ avant de commencer, mais à quoi bon tester un nouveau patron si on n’accepte pas les détails qui font son individualité ? Et j’adore.

Moralité de l’histoire : ne pas avoir peur de me changer les idées. La robe est assez longue, et donc je préfère la porter avec des talons plutôt qu’avec des ballerines, mais pas de souci car l’association tissu/ robe n’est pas exactement décontractée !

(Enfin ! Une photo moyennement réussie!)

En effet, je ne sais pas si j’ai bien choisi mon tissu : j’ai du mal à assumer ses fleurs qui me semblent gigantesques, et dans l’ensemble c’est un peu tape-à-l’œil pour mon goût. Mais je ne peux rien reprocher au patron : les instructions sont limpides et les astuces utiles. Je crois bien que je vais m’attaquer à la version tunique d’ici peu (mais peut-être pas avec du scuba… et en évitant également des fleurs énormes !)

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La cousette et moi: une belle histoire d’amour

Et voilà, apparemment je suis en train d’écrire mon tout premier post sur ce blog. Ce n’est pas une activité que je me voyais faire, mais me voici, et j’espère que vous m’accompagnerez dans cette aventure ! Aujourd’hui je vais vous parler de ce qui m’a mené ici – quelques paragraphes en guise de présentation, et puis place aux photos 🙂

J’ai commencé à coudre quand j’étais toute petite: c’est ma mère qui m’a appris la couture à la main, et j’ai fait beaucoup de broderie ainsi que de petites cousettes (joujoux en peluche, accessoires…) Adolescente, mes (més)aventures dans la couture étaient plutôt du genre ‘je coupe les marges de couture de mon jean pour y insérer des godets en velours côtelé’ ou bien ‘je coupe mon jean au niveau des hanches pour en faire un micro-short’… ces créations très classes portées, bien sûr, avec des bottes Dr Marten (c’étaient les années 90, n’en parlons plus…)

Quand j’avais la vingtaine, la couture se limitait à la remise des boutons décousus ou des histoires d’ourlets. À l’exception d’une épisode mémorable : J’habitais à Paris à l’époque, et l’un de mes amis nous avait proposé une soirée déguisée autour du thème « personnages des chansons des Beatles » (jusqu’à ce jour, je le considère comme l’idée la mieux cherchée pour une soirée déguisée !) Rendez-vous donc dans le 18ème arrondissement, où j’ai acheté 3 mètres de tissu noir aux  étoiles argentées. A l’aide d’une aiguille cherchée dans un de ces kits de couture qu’on trouve dans les salles de bain des chambres d’hôtels, j’ai confectionné une robe de soir sans bretelles, corsetée dans le dos et avec une petite traîne. Je l’ai associé avec des faux bijoux et voilà, c’était Lucy in the Sky with Diamonds qui se rendait à la fête. On a fait sensation dans le métro avec Lady Madonna et Penny Lane…

A l’époque j’achetais beaucoup de fringues ‘jetables’, j’achetais pour acheter en jetant de l’argent et de la création par les fenêtres. Et puis est arrivée la trentaine, et ma première grossesse. Quand j’ai su que c’était une fille que je berçais dans mon ventre j’étais prise par un désir fou de coudre pour elle tout comme ma mère l’avait fait pour moi. Avec ma mère on s’est emparées donc d’une poignée de housses d’oreiller, on s’est assises devant sa machine à coudre, et on y est restée jusqu’à ce que mon apprentissage fût complet. Je ne saurais pas vous dire à quel point je lui suis reconnaissante.

Je continuais à coudre pour ma fille (avec une nouvelle machine offerte en cadeau d’anniversaire par mes parents), et j’adorais la voir porter des vêtements que j’avais faits avec mes deux mains.

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Et voilà que la question se posait : et pourquoi pas en faire pour moi-même aussi ?

Place au débardeur Sorbetto, patron gratuit offert par Colette Patterns. A l’époque je passais de longues heures à allaiter ma fille, et j’avais beaucoup de temps pour étudier ‘la théorie de la couture’ ou lire des blogs couture avec une main tandis que j’allaitais avec l’autre. J’ai donc appris à coudre des pinces, des finitions au biais, et tout et tout, et je me suis lancée. 6 débardeurs Sorbetto plus tard, j’étais prête à me déclarer couturière. J’ai commencé avec des modèles assez simples : La robe Laurel et le haut Sencha de chez Colette, quelques hauts et jupes de la maison Simplicity, des projets sortis des livres qui accompagnait The Great British Sewing Bee (équivalent britannique de Cousu Main)… bref, un peu de tout.

Et puis… deuxième grossesse. Mes nouveaux vêtements faits main n’accommodaient plus ni mon ventre tout rond ni l’ampleur de mes seins. Retour aux vêtements bébé, avec quelques cousettes pour femme enceinte rajoutées…

(Je ne sais pas pourquoi, mais la grossesse m’a poussée à tout coudre en rose !)

Après la naissance de notre fils, les premiers projets qui lui étaient destinés étaient des pantalons que j’avais dessinés moi-même à l’époque où il était trop grand pour ses vêtements 0-3 mois mais nageait dans ses vêtements 3-6 mois. Et puis j’ai découvert la marque Oliver and S, et sa tenue le jour de son baptême était à la base de la Lullaby Layette (la mienne était une jolie robe aubépine de Deer and Doe, sans manches :)).

C’était à cette époque que j’ai découvert le jersey… et c’était le coup de foudre. A peu près 90% de mes cousettes sont maintenant du jersey ; les incontournables sont la Marianne de Christine Haynes, les robes Mesa et Winona du magazine Seamwork, la blouse Camas de Thread Theory, et l’éblouissante robe patineuse du livre Sew many dresses sew little time de Tanya Whelan.

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Pour enfants, la liste est longue, mais ci-dessous je mets à l’honneur la robe Snapdragon de Sew like my mom et le t-shirt Kensington de Hey June Handmade…

Evidemment il y a quelques exceptions à ma règle ‘que du jersey’, notamment le JEAN. Je suis éternellement reconnaissante à Heather de Closet Case Patterns pour ses Ginger et Morgan. J’aime aussi coudre des vestes, surtout la veste Pavot de Deer and Doe (patron épuisé et, pour ma part, regretté !), et le Secret Agent Trench proposé par Oliver and S. Rendez-vous ici pour en parler plus tard !

(Photos assez moches de mon jean Ginger ultra-beau… je les ai prises sans penser que j’écrirais un blog un jour ! J’en ferai d’autres, c’est promis…)

C’était mon amour du jersey qui a déclenché ma recherche du t-shirt parfait. J’en ai essayé des tonnes, mais je n’en avais pas trouvé qui mette fin à ma quête. Et donc j’ai étudié le modélisme, et mon mari, pro en informatique, a étudié le CAO (conception assistée par ordinateur), et les patrons Valentine and Stitch en sont le résultat… je vous en parlerai très prochainement, mais pour commencer, voici un premier aperçu de mes créations pour enfants…

Et donc me voici, la petite dernière du blogosphère. Au début je lisais des blogs pour savoir si un patron m’irait ou pas, si les blogueuses avaient remarqué des problèmes au niveau du montage ou des instructions… je ne me voyais pas en tant que blogueuse moi-même (un tas d’excuses se présentaient : comment vais-je démarrer ? Quand est-ce que je trouverai le temps d’écrire ? Qui voudrait me lire même si j’écrivais ?) Mais au fur et à mesure j’avais l’impression de connaître ces blogueuses qui donnent si généreusement d’elles-mêmes et donc je me retrouve ici, voulant me connecter avec vous, et offrir à mon tour quelque chose à cette communauté de couturières.

Merci beaucoup d’avoir lu ce premier post, et j’espère vous revoir ici souvent !

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